Une "nouvelle aube", mais pas de fin du monde, pour les Mayas

Le 21 novembre 2012, un mois jour pour jour avant le solstice d'hiver censé marquer la fin du monde dans leur calendrier - pour le bonheur d'Hollywood - sept chamans mayas se sont rendus sur le site archéologique de l'antique cité de Quiriguá, dans le nord-est du Guatemala. Là, ils ont prononcé des incantations, certains en espagnol, d'autres dans leur langue, et adressé leurs suppliques au « Créateur et Formateur ». Le tout devant un grand feu dans lequel ont été brûlées des offrandes : de la résine issue de treize arbres différents, des graines, du pain, du chocolat, du sucre et des bougies en cire colorée. Les préparatifs avaient débuté très tôt, vers 4 heures du matin, peu de temps avant les premiers rayons de « l'ancêtre » soleil. Lors de la cérémonie, au pied d'un autel en ciment, les prêtres ont attisé le feu avec de la bière et des cigares de fabrication artisanale.

Cette fête religieuse s'est tenue trente jours pile avant le 13 du mois de baktum, qui marque la fin du cycle le plus long du calendrier maya - 5 200 ans - plus connu sous le nom de « compte long », et largement interprété comme une prophétie de fin du monde. Mais ce mercredi 21 novembre, les prêtres indigènes, chacun leur tour, ont souhaité lancer un message. L'un d'entre eux, le prêtre Juan Chiriz, a critiqué l'homme pour la « destruction et l'extermination des forêts et des montagnes, ainsi que la destruction des lacs et des rivières, de notre mère-nature ». Un autre a demandé que « s'éloigne la méchanceté et que vienne la fraternité ».

« Nous demandons à notre Créateur qu'il nous illumine et qu'il souffle sur nous, les êtres humains, pour faire disparaître tous ces choses mauvaises que nous avons en nous, a déclaré d'une voix ferme et les bras écartés, le maître de cérémonie, Estanislado Televario. Nous devons demander pardon, il ne reste que trente jours avant que naisse ce nouveau soleil. Il n'existe pas de fin du monde. Nous parvenons à un temps sidéral cyclique, nous nous devons d'être plus humbles. Notre coeur est plein de haine et de ressentiment, allons chercher la paix en nous-mêmes ».

Situé à 210 kilomètres de Managua, la capitale, le site archéologique, dont le nom signifie « partage » en maya, est plus connu sous le nom de Cité des Stèles, car il abrite neuf dalles en pierre taillée, les plus hautes jamais mises au jour pour la civilisation maya. La plus grande d'entre elles culmine à 100 mètres de haut. Cette zone protégée est une sorte d'enclave de 34 hectares entourée de vastes bananeraies détenues par des firmes multinationales. Elle comprend des pyramides, des terrains de jeu, des autels mais surtout les fameuses stèles ainsi que des statues zoomorphes, qui représentent les figures ancestrales de la mythologie maya.

Selon les archéologues, Quiriguá a été fondée aux environs de 400 après Jésus-Christ, et a été détruite par les inondations en 810. Son apogée coïncide avec son dernier siècle d'existence. Découvertes à la fin du XIXe siècle, les ruines ont été classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 1981.

(Photo : AFP)

 

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